Voici ce que j’ai déclaré ce vendredi 19 janvier 2018, à la salle Colette Besson, à l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux à la population.
Dans le fracas du monde j’ai envie ce soir de vous proposer une petite parenthèse, au sein de notre commune. L’an passé à pareille époque, nous exprimions notre solidarité avec les victimes des tragédies de Nice, de Saint-Etienne du Rouvray, de Bruxelles, et puis Mossoul, Bagdad, Alep… Aujourd’hui, je vous propose de garder tout cela en mémoire, de ne rien oublier, mais de nous regarder vivre, avec un peu de sérénité. Nous avons besoin de ces moments au cours desquels nous constatons le chemin parcouru, et aussi les projets qui nous attendent.
Alors, cap sur Templemars. En 2017, nous avons vécu de beaux moments, et nous avons entamé de nouvelles pages pour préparer l’avenir.
En premier lieu, l’extension du centre ville, un projet qui nous tient à cœur depuis bien longtemps, a réellement pris tournure, puisque les premiers logements ont commencé à être habités en fin d’année. Dans les semaines qui viennent, de nouveaux habitants vont commencer à prendre possession de leur foyer. Je crois qu’à présent, chacun commence à voir à quoi cela va ressembler : un habitat durable, respectueux, aéré, diversifié, dans lequel une large place est laissée à la nature. Nous vous le disons régulièrement et je vous le redis ce soir, nous souhaitons rester nous mêmes. Nous ne voulons pas devenir une caricature de ces “cités dortoirs” qu’on a vu pousser autour de nous jusqu’à la fin du siècle dernier. Mais pour que notre commune conserve son dynamisme, pour accueillir des jeunes, des enfants, pour faire vivre un environnement de qualité et un haut niveau de services, il était indispensable que que nous construisions de nouveaux logements dans la commune. Et c’est un peu la preuve de notre attractivité, les projets publics mais aussi privés se succèdent dans la commune. A terme, ce sont pas loin de 300 nouveaux logements qui seront offerts à la vente ou à la location.
Nous sommes particulièrement attentifs au bien-être des plus jeunes d’entre nous, et cette année nous avons baptisé le local du Réseau d’assistantes maternelles du nom de la chanteuse Anne Sylvestre. Celle qui berce depuis si longtemps nos imaginaires d’enfants et aussi d’adultes nous a rejoints une journée en octobre dernier pour rencontrer les enfants mais aussi leurs parents.
Vous n’avez sans doute pas pu l’apprécier à sa juste valeur, mais en 2017, à Templemars, et dans toutes les communes de la métropole européenne de Lille, nous avons élaboré un document important. Cela s’appelle le PLU, le Plan local d’urbanisme, qui décrit comment nous souhaitons voir notre cité évoluer dans les prochaines décennies. Ce document n’est pas encore consultable, parce qu’il est soumis à toute une série de voies de recours et de traductions administratives, mais il devrait être adopté en conseil municipal au cours du premier trimestre, et accessible au public d’ici la fin 2018 ou au début de 2019. Et à Templemars, nous avons la fierté de rendre à l’agriculture des espaces urbanisables représentant plusieurs hectares. Ce n’est pas courant, et cela mérite d’être cité.
Dans ce même ordre d’idées, nous avons pu concrétiser un projet qui date lui aussi de plusieurs années, et qui est aujourd’hui une réalité que nous avons pu inaugurer à l’occasion de la fête de la musique, le 21 juin dernier. A l’entrée de la commune, le long de la route qui va de Vendeville à Seclin, les jardiniers peuvent à présent s’adonner à leur passion et donnent un beau signal à ceux qui viennent nous rendre visite. Si vous ne vous y êtes pas rendus, je vous conseille d’aller y passer un moment. L’ambiance y est au beau fixe, les uns partagent avec les autres, échangent leurs recettes, leurs trucs, leurs savoir faire, en respectant la nature, sans utiliser de produits phytosanitaires. J’y ai même glané quelques conseils pour mon propre jardin. J’ai vu des récoltes impressionnantes pour une première année. Les enfants des écoles et les membres du CME, que chapeaute avec beaucoup d’attention et d’obstination Didier Ego, ne sont pas en reste, et ils entretiennent sous la direction de Dimitri Casterman, le responsable des espaces verts une fort belle parcelle qui complète les plantations qu’ils ont déjà faites au sein du groupe scolaire. Les jardiniers petits et grands attendent de pied ferme le kiosque qui prendra place au milieu des jardins, et qui contribuera davantage encore à la convivialité du lieu.
Dimitri a passé également du temps avec eux et avec Véronique Zehnlé, conseillère municipale mais aussi apicultrice, au fond du parc de la mairie, qui est devenu le royaume des abeilles. Les apiculteurs y ont installé des ruches qui n’ont pas encore donné de miel mais je ne désespère pas de goûter au printemps prochain le miel de la mairie. Et je ne désespère pas non plus que nous puissions installer dans les prochaines semaines au même endroit un petit poulailler avec des volailles judicieusement choisies qui auront la particularité de pouvoir lutter contre les attaques de frelons asiatiques dont sont victimes les abeilles, même dans notre région.
Vous le savez sans doute, mais je ne peux résister au plaisir de vous rappeler que la commune a obtenu une deuxième fleur au label régional des villes fleuries. C’est une récompense qui va en premier lieu aux équipes municipales chargées de l’entretien des espaces verts, et qui met en valeur le respect de l’environnement que nous nous appliquons depuis longtemps dans les espaces verts dans lesquels nous n’utilisons plus de produits phytosanitaires. Il en est de même aussi dans les équipements dont nous avons la charge, que nous mettons un point d’honneur à construire et à entretenir de manière durable et respectueuse de l’environnement.
2017 a permis de concrétiser enfin les projets que nous avions échafaudés depuis des années avec l’Espace naturel métropolitain intégré à présent au sein de la MEL dans la plaine des Périseaux. Aujourd’hui les cheminements sont quasiment terminés et je suis étonné du nombre de promeneurs qu’on peut y croiser quelque soit le temps et le jour de la semaine. Cet espace constitue un véritable poumon vert pour les habitants de Templemars et des communes riveraines de Wattignies, Faches-Thumesnil et Vendeville au sein de l’espace agricole préservé qui nous relie. Mon petit doigt me dit que dans quelques temps nous allons utiliser les Périseaux pour y organiser des manifestations sportives, culturelles et artistiques.
Et si j’en crois Francis Wavrant, Sylvie Treels et les membres de la commission de l’environnement et du cadre de vie, nous devrions finaliser et signer en 2018 notre Agenda 21 municipal qui actera nos engagements en faveur de la défense de la nature et de notre planète si malmenée.
Cela me donne également l’occasion de vous parler de nos équipements sportifs, dont chacun s’accorde à reconnaître la grande qualité. Nous avons cette année renouvelé avec l’aide financière de la Mel notre terrain de foot synthétique, qui avait atteint la limite d’âge, et les footballeurs me disent ainsi qu’à James Facompré, leur élu référent, que le nouveau revêtement est particulièrement confortable et performant, au point qu’ils le préfèrent parfois à la belle pelouse du terrain d’honneur.
Nous avons également poursuivi notre partenariat avec nos voisins de Wattignies pour aménager, également avec le concours de la Mel, un magnifique boulodrome intercommunal, 12 pistes couvertes, autant à l’extérieur, à la frontière de nos deux communes, dans des conditions financières que notre adjoint aux Finances, Jean-Jacques Vitel, apprécie particulièrement. Je sais que les passionnés de ce beau sport regrettent que nous n’ayons pu construire un boulodrome communal, mais en ces temps de disette de l’argent public, il est de notre devoir de chercher toutes les occasions de mutualiser ce type de dépenses, en matière sportive notamment. Avec les maires des villes voisines nous cherchons continuellement toutes les occasions de partager nos besoins et nos équipements. C’est par exemple le cas du magnifique réseau des médiathèques du Mélantois, avec Seclin, Vendeville, Lesquin, Houplin-Ancoisne, Lesquin, Lezennes, qui nous permet entre autres d’élargir les possibilités de prêts et d’échanges de livres et d’ouvrages multimédia, de formation de celles et ceux qui en ont la charge et de réduction des dépenses informatiques pour gérer ces équipements.
Mon petit doigt me dit également que nous n’en resterons pas là, et que face aux difficultés que les restrictions budgétaires et la situation économique imposent à l’Etat, à la Région, au Département, à la métropole et à l’ensemble des collectivités publiques, il nous faut évidemment nous battre pour ne pas accepter ce que nous ressentons souvent comme un abandon des collectivités de base que sont les communes et obtenir des moyens suffisants. Mais il faut aussi et surtout chercher quotidiennement à faire aussi bien et même mieux avec moins. Ce n’est pas toujours simple à imaginer, encore moins à expliquer et à faire comprendre, mais souvent, c’est en se regroupant, en travaillant ensemble, qu’on sort par le haut de ces situations complexes.
Je ne voudrais pas être trop long, mais je vais vous parler un peu de nos projets pour l’année qui commence. Nous devrions pouvoir terminer assez rapidement l’aménagement de notre centre technique, à l’entrée de la commune, à proximité du parc d’activité. Joël Laloy, adjoint aux Travaux et André Pirone, directeur des services techniques suivent pas à pas ce projet. Jusqu’à présent, nous étions locataires de ce hangar et nous nous sommes mis d’accord avec le propriétaire pour lui acheter les locaux que nous utilisions, et nous avons mis en route un chantier pour y installer des bureaux et des sanitaires correctement isolés, et aménager un parking. Ces travaux vont permettre de regrouper l’ensemble des personnels techniques, stocker dans de bonnes conditions les matériels, les engins et les véhicules qui sont utilisés tout au long de l’année, et aménager les ateliers qui permettent de maintenir notre patrimoine en état.
Autre chantier de l’année, les écoles. Il nous fallait rénover une partie des bâtiments utilisés par nos enfants et les équipes scolaires et périscolaires, et il était important que nous soyions en état d’accueillir les nouveaux arrivants que nous allons accueillir dans la commune dans les logements en construction. Nous avons donc organisé un concours d’architectes et nous avons choisi un cabinet qui nous a présenté un magnifique projet que nous avons présenté aux élus, aux parents et aux enseignants. Nous entérinons ces jours-ci l’avant-projet définitif. Début des travaux à l’été prochain pour une livraison prévue au dernier trimestre 2019. Marianne Delemer, adjointe à l’éducation, la vie scolaire et périscolaire, à l’enfance et à la jeunesse, les enseignants et les personnels communaux sont impatients de pouvoir investir ce nouvel équipement qui intégrera un nouvel espace périscolaire, une entrée commune pour les petits et les grands, une salle de restauration agrandie, des classes plus nombreuses en prévision des nouveaux arrivants, et un usage des essences de bois régionales qui je pense fera date, je n’en dis pas plus pour l’instant.
Nous avons également lancé le projet de modernisation de l’hôtel de ville, rendue indispensable par la nécessité d’offrir notamment un accueil digne de ce nom aux personnes à mobilité réduite. Il ne s’agit pas en l’occurrence de faire dans le somptuaire et le blingbling, mais d’adapter le bâtiment aux exigences de la réglementation et aux nécessités de le rendre plus fonctionnel et plus économe en énergie. Les architectes sont en train de travailler sur le projet et nous escomptons dans quelques mois pouvoir vous présenter le fruit de leur travail.
Autre sujet particulièrement sensible : le très haut débit. Vous le savez, c’est une compétence métropolitaine, et la Mel a mis au point un plan de travail qui prévoit que l’ensemble des communes soient accessibles au très haut débit d’ici la fin du mandat, en 2020. Pour ce qui nous concerne, nous avons reçu des assurances précises de l’opérateur chargé de la mise en oeuvre de cette nouvelle technologie. Vous avez peut-être pu voir sur certains trottoirs des marques rectangulaires à la peinture rose. Ce sont les emplacements des futures armoires à partir desquelles partiront les fibres qui arriveront dans chaque foyer. Les premiers branchements particuliers sont prévus dès le début de 2019. Il faut donc faire preuve d’encore un peu de patience, mais nous avons tout à fait confiance dans le respect des dates que je vous indique. Jusqu’à présent, l’opérateur, Orange pour ne pas le nommer, a tenu intégralement le cahier des charges déterminé avec la Mel. Une fois équipé, chaque foyer pourra profiter des nouveaux services que va permettre le très haut débit : une téléphonie beaucoup plus performante, un accès à internet de qualité même lorsqu’il y a plusieurs utilisateurs dans le même foyer, l’accès aux chaînes de télévision diffusées par le câble, et beaucoup d’autres services qui se développent aujourd’hui à très grande vitesse avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Nous sommes très attentifs à ce que tous les Templemarois puissent comprendre ce que représentent ces progrès technologiques, leurs avantages mais aussi leurs inconvénients, voire leurs risques. Ainsi, dans les locaux de la médiathèque, nous avons installé une salle informatique qui propose des séances d’initiation et de perfectionnement à ces nouveaux outils, notamment à nos aînés, sous la férule d’Odile Wattrelot, adjointe à l’action sociale, aux personnes âgées et à l’emploi.
Je n’oublie pas que comme nous nous y étions engagés, nous avons commencé à travailler avec des experts qualifiés, à la vidéoprotection, et nous devrions progressivement mettre en place des caméras qui permettront une meilleure protection de nos bâtiments et de nos équipements, une surveillance des infractions aux règles de la circulation, la prévention des atteintes à la sécurité des personnes. Nous avons à présent une idée assez précise des emplacements où pourraient être situées ces caméras, et le type d’équipement dont nous aurions besoin. Nous allons progressivement, prudemment, nous équiper de ces dispositifs, mais nous restons persuadés que le remède essentiel en la matière demeure la prévention et l’éducation.
J’en profite pour confirmer ce que vous avez sans doute pu lire dans la presse locale cette semaine, avec Alain Plus, maire de Wattignies, Sébastien Huyghe notre député et d’autres maires du secteur nous avons reçu lundi dernier au commissariat de Wattignies le préfet de région Michel Lalande. Au programme l’indispensable nouveau commissariat de cette zone de près de 80 000 habitants au sud de Lille. Le préfet nous a affirmé que c’est un projet régional prioritaire et s’est engagé à ce que d’ici un an les terrains soient acquis et le permis de construire déposé. Pose de la première pierre prévue d’ici janvier 2020.
Vous le constatez, notre programme de travail est encore largement fourni, et même s’il faut aujourd’hui faire preuve de beaucoup de sens de l’économie dans l’utilisation de l’argent public, nous allons avoir en 2018 l’occasion d’utiliser les casques de chantier dont nous ont doté ce soir Jean-Jacques Vitel, Juliette Griffard et James Facompré, les ordonnateurs de cette cérémonie des voeux.
Pour conclure, je voudrais vous citer un poète que vous connaissez tous : “On peut être poète dans tous les domaines : il suffit que l’on soit aventureux et que l’on aille à la découverte.” Guillaume Apollinaire est mort le 9 novembre 1918, deux jours avant l’armistice signé à Rethondes, dans la forêt de Compiègne. Vous le savez, nous fêtons en 2018 le centenaire de la fin de la première guerre mondiale. Avec Jean-Noël Dandre, notre adjoint à la culture et à l’animation, avec Michel Carlier, président des anciens combattants, avec les membres de la dynamique association “les Bleuets de la mémoire” qui a son siège dans notre commune, avec les instituteurs, les enfants, et les élus du CME, nous préparons un moment de commémoration tout particulier le 11 novembre prochain, parce qu’en ces temps où la paix est particulièrement troublée un peu partout dans le monde, il faut cultiver la mémoire des jeunes et des moins jeunes pour que de tels désastres ne se reproduisent pas sur notre sol et perpétuer le souvenir des sacrifices de nos aînés.
Madame, mademoiselle, monsieur, avec les élus du conseil municipal de Templemars, je vous souhaite une année 2018 sous le signe de la sérénité, de la mémoire, du respect… et de la découverte.